Atelier Contact – Tui Shou

Ateliers animés par Rosannì PELLERI
saison 2017/18

Ouverture et disponibilité sont les mots clés pour le contact.
Entrer dans l’expérience du sensible avec des exercices en conscience pour s’approcher et entrer en relation, garder la finesse du contact, maintenir la juste distance, ajuster sa présence en fonction du changement, transformer le mouvement en geste fluide, écouter pour modifier la relation au fur et à mesure quelle se transforme.

  • Comment la relation au toucher devient Tui Shou ?

  • En quoi la technique traditionnelle chinoise du Tui Shou amène à reconsidérer notre mode relationnel ?

Ces 5 ateliers sont conçus en continuité des 3 matinées des stages des 26 novembre, 28 janvier et 25 mars.

Dates des ateliers :  11 novembre, 9 décembre, 13 janvier, 3 février, 3 mars
Horaires : 14h – 16h
Lieu : salle de l’Endroit au pavillon « Cerise » du CHS de Bassens 92 Av. de Bassens
Dans la partie des anciens pavillons du CHS, repérer le portail principal de la Chapelle, aller tout droit en suivant le préau et puis à droite (voir plan).
Tarif : 100€ les 5 ateliers, chèque à l’ordre de Art et Mouvement

Tui Shou – 推手

Pour aller à la rencontre de soi même et de l’autre

Le tui shou est un exercice spécifique aux arts martiaux chinois internes qui se pratique à deux. Il permet de développer une connaissance de soi en relation à l’autre. On le retrouve dans les compétitions sportives sous la forme martiale d’un combat codifié mais il peut aussi être pratiqué comme une forme de Qi Gong à deux.
Pratique basée sur l’écoute, le contact avec son partenaire, cette forme d’exercice vise à développer les qualités suivantes :Tui Shou poussée des mains Da lu

  • adhérer au mouvement de l’autre sans lui opposer de force – énergie d’adhésion (nían jìng – 粘 劲)
  • à absorber l’attaque adverse en la déviant – énergie de transformation (huà jìng – 化 劲)
  • émettre l’énergie (fā jìng – 发 劲 ) sur le point le plus faible de l’adversaire en profitant du déséquilibre de celui-ci

L’instinct et l’intuition comme l’aspect technique, le respect de soi et l’ouverture à l’autre font partie de cette pratique dont l’exécution se fait à deux en prenant contact avec les avant-bras tout en recherchant une exécution fluide, souple et sans interruptions.
On peut parer (pěng), tirer-dévier (lǔ), presser (jǐ), pousser-appuyer (àn), faire tomber au sol le partenaire en restant sur place (pas fixes) ou en se déplaçant (pas mobiles) dans le respect des principes des arts martiaux internes (coller, suivre, adhérer, relier, transformer).
Tui Shou poussée des mainsUne fois parvenu à la compréhension des principes du tui-shou on dit que l’adepte est capable « de balayer un poids de mille livres avec quatre onces de force » (si liang bo qian jin).
Il permet la maîtrise de l’alternance du vide et du plein et nous enseigne comment contrôler l’axe et le centre de l’opposant tout en protégeant le sien.
La principale difficulté de cette pratique est le relâchement de toutes les tensions tant physiques que psychiques : perdre pour gagner, renoncer à la force pour la souplesse et à l’action pour la non-action ne sont pas des concepts si évidents à mettre en œuvre.

École de Taiji Quan et Qi Gong